18.05.2012
Cochons de Calamophiles ...
La foire aux bestiaux.
Des noms retentissants, des personnages célèbres, rois, reines, empereurs, poètes et pédagogues, les producteurs de plumes n'ont vraiment rien négligé ni oublié personne à célébrer sur leurs créations.
Mais les animaux ? Certainement ! Aigles, cygnes, canards, etc., jusqu’au Scarabée de Baignol & Farjon. Mais quid de la foire aux bestiaux domestiques ?
(Cliquez sur les images pour agrandir)
À ma connaissance seuls M. Turnor et Blanzy Poure & Cie ont voulu élever les cochons au « Paradis de la plume ».
Voici mes deux champions : dans le coin gauche celui «d’Albion » et dans le coin droit celui du « Coq Hardi ». 
Qu’en dites-vous ?
Lequel de deux remportera le ruban bleu ?
Rodolfo.
10:14 Écrit par ra51 - dans Humour, Plumes remarquables | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |
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16.05.2012
* Felix Potin ... clin d'oeil ...
Felix Potin lui-même aurait du y penser ! Comment transformer un pot de confitures en ... pot à crayons.
N.B. : les plumes d' oiseaux figurant au premier plan, sont des plumes de cygne décorées à l' encre par mon ami Bernard Sturm (adhérant du club CCOE), véritable artiste - et en plus très modeste...
Pierre
18:51 Écrit par ra51 - dans Plumes et Commerce | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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14.05.2012
* L'air dans les plumes ...
A la belle époque, tous étaient fascinés par l’aviation - considérée comme le sport '' à la mode '' - et ses héros. On avait même inventé une danse '' à l’avion '' et pas mal de dames portaient de charmants chapeaux avec une maquette d’avion à la place des plumes traditionnelles.
Les fabriques de plumes furent également fascinées par ce nouveau sujet. Plusieurs plumes portent gravés des mots ou de phrases rappelant les avions, ou les premiers héros de l’air. A titre d'exemple, citons :
PLUME BLERIOT L.C. PARIS
D.R.G.M. F GRAF ZEPPELIN - FEDER CH.HILLER STRASSBURG I/E
THE AVIATOR PEN JOHN HEATH'S BIRMINGHAM 1909
C.XV HINKS WELLS & C° 1450 F BIRMINGHAM
PLUME AEROPLANE CIE FSE DEPOSE (avec l’avion des frères Wright gravé)
"SPAD" AVION EF N°250 (avec un avion SPAD ? gravé)
"SPAD" LA GLOIRE 1918
J "SPAD" PLUME "J" N°010
"SPAD" 1918
AEROPLANO BIRMINGHAM (producteur inconnu)
PLUME ELICE (Baignol & Farjon)
Clin d'oeil ou coincidence pour l'acronyme SPAD qui désigne à la fois la Société de Production des Aéroplanes Deperdussin et la Société Parisienne d'Articles de Dessin, plumes produites par la « Roll’s Pen Company » qui, malgré son nom anglais était bien française, - ayant son siège social à Boulogne-sur-Mer, au numéro 38 du boulevard Saint-Beuve - , société éphémère dont les activités ne durèrent que deux ans.
Au-delà des "plumes ballon" bien connues avec leur montgolfière en relief, la marque Blanzy Poure & Cie, fit apparaître sur le marché un modèle très intéressant de plume avec une montgolfière embossée. Cette plume fut produite en 1878, à l'occasion d'une exposition à Paris au cours de laquelle on pouvait admirer la ville lors d'une ascension en ballon.
Son relief est très soigné : le ballon avec son filet et sa nacelle avec deux drapeaux. L’ajour représente la flamme du brûleur chargé d'alimenter la montgolfière en air chaud.
Ci-dessous ma série complète en trois couleurs et trois pointes des plumes « au ballon » de chez Blanzy.
Baignol et Farjon, de leur côté, produisirent le modèle « plume dirigeable » en évoquant eux aussi le plus léger que l’air. En examinant la plume, on remarque un ajour en forme d’ancre, une hélice et le filet. Trois éléments qui caractérisent exactement le dirigeable à vapeur d’Henry Giffard du 1852.
La décoration des boîtes de plumes subit également l'influence de cet engouement, comme en témoignent les exemples ci dessous :
Rodolfo
12:41 Écrit par ra51 - dans Plumes et Aviation | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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08.05.2012
* LNER, un peu d'Histoire ...
La grève générale de 1926 au Royaume-Uni a duré dix jours, du 3 mai 1926 au 13 mai 1926. Elle fut organisée par le Conseil général de le Trade Union Congress (TUC) dans une vaine tentative pour forcer le gouvernement britannique à agir pour empêcher la réduction des salaires et l'aggravation des conditions pour les mineurs de charbon.
La London and North Eastern Railway (LNER) fut la deuxième plus importante des "Big Four", compagnie créée par le Railways Act 1921 en Grande-Bretagne. Elle a existé à partir du 1er Janvier 1923 jusqu'à la nationalisation, le 1er Janvier 1948, quand elle fut divisée en région de l'Est de la nouvelle British Railways, Région Nord-Est et partiellement région Ecossaise. Sir Ralph Wedgwood était le -Chief Officer- de la LNER pour les 16 premières années.
Formation
La LNER s'est formée à partir d'un certain nombre de compagnies ferroviaires dont les principales sont les suivantes:
- Great Eastern Railway
- Great Central Railway
- Great Northern Railway
- Great North of Scotland Railway
- Hull and Barnsley Railway
- North British Railway
- North Eastern Railway
Le kilométrage total était de 6,590 miles (10,610 km). La North Eastern Railway détenait le plus grand kilométrage de route, 1,757 miles (2,828 km) par rapport à la Hull and Barnsley Railway, avec seulement 106.5 miles (171,4 km).
La LNER était également propriétaire de :
- 7700 locomotives, 20.000 wagons voyageurs, 29.700 wagons de marchandises, 140 matériels roulants électriques, 6 locomotives électriques et 10 voitures ferroviaires
- 6 bateaux turbines à vapeur et 36 autres, et un certain nombre de bateaux de rivière et les bateaux, etc.
En partenariat avec la London, Midland and Scottish Railway (LMS), la LNER fut co-propriétaire de la Midland and Great Northern Joint Railway, la plus grande compagnie commune du Royaume-Uni, dont une grande partie en concurrence avec des lignes propres de la LNER. La M & GNJR était totalement intégrée dans le système LNER en 1936. En 1933, sur la formation de la London Passenger Transport Board, la LNER acquiert les activités restantes de la Metropolitan Railway Company. La LNER a été le partenaire majoritaire dans la Cheshire Lines Committee et la Forth Bridge Railway Company.
La zone géographique
La LNER, comme son nom l'indique, couvre le pays entre le nord et l'est de Londres. Elle comprenait la East Coast Main Line entre London et Edinburgh via York et Newcastle Upon Tyne et les itinéraires d'Edinburgh à Aberdeen et Inverness. La plupart des contrées de l'Est des Pennines sont de la compétence de la LNER, y compris la grande étendue plane, d'East Anglia. Les principaux ateliers LNER étaient à Doncaster, d'autres à Darlington et Inverurie. (Les Pennines sont une faible chaîne de montagnes dans le nord de l'Angleterre et le sud de l'Ecosse. Elles séparent le nord-ouest de l'Angleterre du Yorkshire et le Nord-Est.)
Les activités auxiliaires
La LNER a incorporé:
- Huit canaux, Ashton, Chesterfield, Macclesfield, Nottingham & Grantham; Peak Forest
- Vingt quais et ports, y compris les ports de la côte Nord-Est (Grimsby, Hartlepool, Hull, Immingham, Middlesbrough), certains ports de l'Est Ecosse, Harwich, Lowestoft et London
- Deux tramways électriques
- Vingt trois hôtels
- Une participation de 49% dans la société de transport Mutter, Howey & Co. Ltd
Elle a pris des parts dans un grand nombre de compagnies de bus locaux, y compris pour un temps une participation majoritaire dans United Services Automobile Ltd. À Halifax et à Sheffield, elle a participé aux Joint Omnibus Committees avec la LMS Co. En 1935, avec la LMS, Wilson Line et d'autres, elle formait la compagnie maritime Associated Humber Lines Ltd. En 1938, il a été noté que la LNER, avec 800 tracteurs mécaniques, a été le plus grand propriétaire mondial de ce type de véhicule.
Couleurs
Détail des wagons LNER en teck lambrissé, conservés à la Severn Valley Railway.
La LNER a utilisé un certain nombre de couleurs sur ses trains. Les plus courantes étaient bordées de vert pomme sur ses locomotives passagers (beaucoup plus léger et plus brillant que le vert utilisé par la Great Western Railway) et sans doublure noire sur les locomotives de fret, avec des lettres d'or. Les voitures de passagers ont été généralement en teck vernis. Quelques wagons ont été peints pour imiter le teck. Certains trains spéciaux et A4 Pacific ont été peints différemment, y compris d'argent et jarretière bleue.
Publicité
La LNER a couvert une vaste zone de la Grande-Bretagne, avec des trains en provenance de London pour le nord-est de l'Angleterre et l'Ecosse. Le regroupement des entreprises de chemin de fer en 1923 signifie que les anciens rivaux de la LNER, répartis à travers l'Angleterre et l'Ecosse, ont dû travailler ensemble. La tâche de créer une image publique instantanément reconnaissable pour la LNER est allée à William M. Teasdale, directeur de la publicité. Teasdale a été influencé par la philosophie et la politique de Frank Pick, qui contrôle le style et le contenu de la publicité par affichage du métro de London.
Teasdale ne limite pas ses artistes au sein de directives strictes mais leur a permis une certaine liberté. Lorsque Teasdale a été promu directeur général adjoint de la LNER, cette philosophie a été réalisée par Cecil Dandridge qui lui succéda et qui fut le directeur de la publicité de la LNER jusqu'à sa nationalisation en 1948. Dandridge était largement responsable de l'adoption de la police de caractères Gill Sans sérif, qui fut ensuite adoptée par les chemins de fer britanniques. La LNER était une société très industrielle: transportant de plus d'un tiers le charbon britannique, elle a tiré deux tiers de ses revenus du fret. Malgré cela, l'image principale que la LNER a présentée d'elle-même a été : trains ‘glamour’ et rapides et des destinations sophistiquées. La campagne de publicité LNER était très sophistiquée et avancée par rapport à celles de ses rivales. Teasdale et Dandridge promus grands graphistes et créateurs d'affiches tel que Tom Pur vis (peintre d’affiches) pour promouvoir ses services et encourager le public à visiter des destinations de vacances de la côte Est au cours de l'été.
Chief mechanical engineers
Le visage public d'un système ferroviaire est en grande partie les locomotives et le matériel roulant en service, et donc la personnalité des ingénieurs mécaniciens en chef de la LNER a influencé l’élaboration desdits matériels. Il y a eu trois chefs M E
Sir Nigel Gresley
Sir Nigel Gresley fut le premier a avoir occupé le poste de CME pour la presque totalité de l'existence de la LNER, et a eu le plus d'effets sur l'entreprise. Il est venu à la LNER via la Great Northern Railway, où il était le FMC. Il a été remarqué pour son «Big Engine» politique, et est surtout connu pour ses locomotives des trains Express, de nombreuses fois détentrices de records du monde de vitesse avec le type LNER classe A4 4-6-2 la locomotive Pacific Mallard détient le record à ce jour.. Gresley meurt en fonction en 1941.
Edward Thompson
Le court règne Edward Thompson 1941-1946 a été sujet à controverse. A noter, était un détracteur de Gresley même avant sa nomination au poste de la FMC, il y a ceux qui interprètent plusieurs de ses actions comme étant motivées par la haine pour son prédécesseur. Il faut dire que les conceptions Gresley avaient leurs défauts, ainsi que leur brillance. Il s'est retiré en 1946.
Arthur H. Peppercorn
Dans cette courte période et dans une atmosphère de reconstruction plutôt que de grandes nouvelles tentatives, ses seuls dessins remarquables ont été sa A1 et A2 Pacific, locomotives des trains Express passagers, dont la plupart ont été achevés après la nationalisation. Peppercorn était un élève et admirateur de Gresley et ses locomotives combinent les lignes classiques la fiabilité et la solidité des locomotives Gresley, mais n'a jamais tout à fait été atteinte.
Après la Seconde guerre mondiale.
La société a été nationalisée en 1948 avec le reste des compagnies de chemin de fer de Grande-Bretagne. La London & North Eastern Railway Company a continué à exister en tant qu'entité juridique pendant presque deux ans, avant d'être officiellement dissoute le 23 Décembre 1949. A la privatisation des BR en 1996, la franchise pour l’exploitation de la ligne longue distance East Coast Main a été initialement remportée par Sea Containers Ltd, qui a nommé la nouvelle société exploitante Great North Eastern Railway (GNER), un nom et des initiales délibérément choisies pour rappeler la LNER.
Galerie
4771 Green Arrow Apple couleur verte
4771 Green Arrow à Toddington sur la Gloucestershire Warwickshire Ry
A4 Pacific Mallard, détenteur du record du monde de vitesse pour la traction à vapeur
Jean-Michel
08:35 Écrit par ra51 - | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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03.05.2012
* Rappel de rendez-vous : Redu, Bourse d'Objets d'Ecriture ...
Avec le retour des beaux jours, -croisons les doigts-, rendez-vous incontournable à Redu le 6 mai prochain.
Echanges, achats, ventes sur le thème - Exposition permanente de matériel d'écriture. Concours de dictée en français et en néerlandais, écrite à la plume d'oie.
Animations pour enfants en collaboration avec l'Espace Arthur Masson de Treignes.
Renseignements et inscriptions
Tél 0474 07 47 44.
L
es derniers exemplaires de l'ouvrage sur les fabriques de plumes belges ''De Tournai à Floreffe, l'Epopée de la plume métallique en Belgique'' seront proposés à la vente.
Réservez votre exemplaire dès à présent dany.mine@skynet.be
15:30 Écrit par ra51 - dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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02.05.2012
* L.N.E.R - London North & Eastern Railway ...(suite)
J'ai lu avec beaucoup d'intérêt l' article de Jean-Michel Herouart sur L.N.E.R. http://calamophilie.skynetblogs.be/archive/2012/04/17/tit...
Pour compléter sa liste, je propose ci-dessous quelques plumes de ma collection. On notera que la L.N.E.R N°3 avec le J estampé est en version bleue (non grise) et que la 9747 existe en deux versions.
Valter.
09:00 Écrit par ra51 - dans Plumes Chemins de Fer | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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* Plumes Chemins de Fer ...
07:15 Écrit par ra51 - dans Plumes Chemins de Fer | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |
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29.04.2012
* William Mitchell's Faerie Pen ...
07:10 Écrit par ra51 - | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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26.04.2012
* A vos plumes ! ...
09:57 Écrit par ra51 - dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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25.04.2012
* Rodolphe d'Autriche ...
Les mésaventures d’un prince malheureux
Quand on n’a pas le “physique de l’emploi” on ne se sent jamais bien dans sa peau. C’est le cas de Rudolf Franz Karl Joseph von Habsburg-Lothringen ou plus simplement Rodolphe d'Autriche.
Troisième des quatre enfants et seul fils de l’empereur François-Joseph Ier d’Autriche et de l'impératrice Élisabeth en Bavière, dite Sissi, l'archiduc naquît le 21 août 1858 au château de Laxenbourg, près de Vienne. Elevé comme ses deux sœurs aînées par sa grand-mère paternelle, l’archiduchesse Sophie et par l'archiduchesse Gisèle, le petit archiduc fut un enfant de tempérament craintif et de physique faible. Cependant,
François-Joseph veut en premier lieu faire de son fils le futur empereur de l'un des plus puissants empires, en lui apprenant l’art militaire, la lecture, l'écriture, la religion et les langues tchèque et hongrois. A l'âge de six ans, le petit Rodolphe « passe aux hommes » et est séparé de sa sœur bien-aimée Gisèle et confié à un précepteur, le général comte d'origine Lorraine Charles-Léopold de Gondrecourt connu pour sa sévérité. Celui-ci, par des méthodes très dures et cruelles, traumatise l’esprit sensible de l'enfant. Lorsqu'il atteint l'âge de dix-neuf ans, Rodolphe achève ses études primaires. Alors qu'il veut faire des études de sciences naturelles, notamment d'ornithologie, Rodolphe est contraint de poursuivre sa carrière militaire et en 1879 il sert au 37° régiment d'infanterie. Rodolphe et son père ne parlent presque jamais ensemble, car le protocole ne permet à personne – pas même au prince héritier – de lui adresser la parole en premier ; le jeune prince ne peut donc guère discuter de ce qui lui tient à cœur avec son père. Rodolphe a des idées politiques opposées au conservatisme de son père. Proche des milieux progressistes et libéraux, le seul moyen qu'il ait trouvé pour critiquer la ligne suivie par son père est d'écrire de nombreux articles dans divers quotidiens viennois, publiés sous plusieurs pseudonymes, où il défend son idéal. D'un point de vue social, il combat ainsi le cléricalisme et les privilèges de l'aristocratie, et dénonce la misère des travailleurs. L'archiduc vit donc dans une grande solitude morale et commence sa vie amoureuse avec des « comtesses hygiéniques ». En 1879, on commence à lui chercher une épouse qui soit à la fois de son rang, catholique et dont l'union ne provoquera pas la susceptibilité des différents peuples de la monarchie. Après avoir refusé les infantes d'Espagne et de Portugal, ainsi que la princesse de Saxe, il épouse le 10 mai 1881 la très jeune princesse Stéphanie de Belgique.
Le couple impérial n’est pas satisfait du mariage. L’empereur n'a guère d'estime pour le père de l’épouse, l'arriviste roi Léopold II, et Sissi trouve Stéphanie beaucoup trop jeune et laide et la surnommera plus tard « le hideux dromadaire » ou « la paysanne flamande ». La princesse Stéphanie donnera à Rodolphe une fille, l’archiduchesse Elisabeth, née le 2 septembre 1883. La naissance de la petite princesse, surnommée « Erzsi », est une déception pour ses parents qui espéraient un fils. Rodolphe fut également le père présumé de Robert Pachmann, fils probable de l’archiduchesse Marie-Antoinette d’Autriche-Toscane. Mais le mariage, heureux au départ, se transforme rapidement en un échec. Rodolphe est très intelligent, peu conventionnel, impulsif et très libéral, alors que Stéphanie est plutôt sérieuse, protocolaire et terne. Les désaccords grandissent peu à peu, et Rodolphe finit par retrouver son ancienne vie de célibataire. Il multiplie les conquêtes, et prend en 1886 pour principale maîtresse la danseuse Mizzi Caspar. Suite à ses nombreuses relations extraconjugales, le prince héritier finit par contracter une forme de blennorragie très grave. Il contamine alors son épouse, qui en conséquence ne peut plus avoir d'enfants. Rodolphe « se soigne » alors à la morphine, à la cocaïne et l'alcool, afin de surmonter son impuissance. Sujet à des états de dépression et d'anxiété, il se sait incurable, et tente par tous les moyens de cacher son mauvais état de santé à son père.
Dans un état physique et psychologique très inquiétant, en été 1888 il propose à sa maîtresse Mizzi Caspar de se suicider avec lui. Après le refus de celle-ci, Rodolphe rencontre au début de l'automne Marie, la plus jeune fille de la baronne Hélène Vetsera. Une relation intime se noue entre eux, et il semble que Marie Vetsera ait été enceinte de quatre ou cinq mois au moment de sa mort. Apres une violente dispute avec son père qui exige la rupture avec Marie Vetsera, les deux amants quittent Vienne pour se rendre au pavillon de chasse de Mayerling acheté par Rodolphe peu de temps auparavant. Le 30 Janvier 1889, 8h30, on découvre les corps ensanglantés de Rodolphe et de la Vetsera. La première version "officielle" de sa mort fut "défaillance cardiaque". Mais l'opinion publique avait du mal à croire à cette version de la mort d'un jeune prince de 30 ans... très vite les rumeurs au sujet d'une mort violente avaient circulé. Le 1er Février le gouvernement impérial faisait paraître la dépêche suivante :
"Son Altesse Impériale et Royale a été trouvée inanimée dans le lit, après que la porte eut été enfoncée."
Mais le Dr. Wiederhoher trouva après examen qu'il y avait une énorme blessure avec arrachement, sur une large surface, du cuir chevelu et des os du défunt, et que cette blessure devait avoir entraîné la mort immédiate. Cette blessure aurait été provoquée par un coup de fusil... la position de l'arme ne permettant pas de douter que l'archiduc se soit donné lui-même la mort. A ce moment il n'est pas encore question d'une autre mort, celle de la jeune baronne
Marie Vetsera, retrouvée elle aussi morte, quasi nue, dans le même lit avec aussi une balle dans la tête... Mais l'histoire finira par s'ébruiter et on construira alors l'hypothèse romantique d'un double suicide par amour.
Hypothèses" SUICIDE "
Rodolphe et Marie vivent un amour fou, impossible à officialiser car le prince impérial est marié (un divorce est impensable) et, d'autre part, Marie est de trop petite noblesse récente pour qu'une union soit envisageable avec l'héritier de l'Empire. Dans les jours, semaines, mois et années qui suivront la mort on affirmera, en se basant sur l'interprétation de quelques écrits et de propos rapportés, que le prince avait des tendances suicidaires et qu'il n'aurait pas envisagé alors d'autre solution que ce suicide en couple. On affirmera aussi, sans preuve, que Rodolphe avait appris une ancienne liaison de son père avec la mère de Marie et que cette dernière était sa demi-soeur, d'où leur décision de suicide devant ce présumé inceste ; que Rodolphe avait comploté pour s'attribuer au moins le trône de Hongrie au détriment de son père avec lequel il avait de fréquents différents et, se voyant découvert, il ne lui restait plus qu'à se suicider. Aucun de ces arguments, vie débauchée, alcool, drogue, maladie, n'est impossible, mais aucun non plus n'est certain ! D'où le doute subsiste encore.
Hypothèses " ASSASSINAT "
Il y a deux théories principales : les Services secrets français et les Services secrets allemands.
La première hypothèse provient essentiellement d'un entretien d'un journaliste avec l'ex-impératrice d'Autriche Zita, en 1983, qui affirmait que Rodolphe avait été contacté par ces Services afin de rompre l'axe austro allemand et de bâtir un axe Vienne Paris, donc de conspirer contre François-Joseph. Le prince ayant refusé, afin d'éviter que l'affaire s'ébruite, il aurait été exécuté. Quand on connaît les sentiments très francophiles de l'archiduc on peut s'étonner que le Gouvernement français ait voulu supprimer un futur allié, mais, encore une fois, rien n'est impossible, surtout quand on sait les violents sentiments anti-monarchiques de Clémenceau ...
La seconde hypothèse viens des témoignages de l'entourage du prince à l'époque, bien que "muselés" par la police impériale, laissant planer une forte suspicion (traces de lutte, fenêtre brisée, etc...) On connait son opposition à la politique impérialiste de Guillaume II et on a vu beaucoup d'allemands rôder autour de Mayerling avant le drame.
Quelle que soit la vérité on peut se demander quel aurait été le destin de l'Autriche et de l'Europe si Rodolphe avait régné avant la fin de ce XIX° siècle ou au tout début du XX°. Aurait-il pu libéraliser comme il le souhaitait le vieil Empire austro-hongrois dont la santé économique était bonne car il avait su, de ce côté là, se moderniser ? Une alliance austro-franco-anglaise aurait pu contrebalancer les visées expansionnistes de l'Allemagne (l'archiduc était l'ami du prince de Galles, futur Edouard VII) et le dramatique cours de l'Histoire, avec ses deux guerres mondiales, aurait peut-être été modifié ? On ne le saura jamais, et quelle que soit la vérité, le malheureux prince, trop faible et sensible pour suivre le destin de son père, fut enterré à l'intérieur du mausolée des Habsbourg, et Maria Vetzera enterrée dans le cimetière de l'abbaye de Heiligenkreuz.
François-Joseph transforma Mayerling en un couvent pénitentiel des soeurs carmélites.
Rodolfo.
08:02 Écrit par ra51 - dans Plumes remarquables | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |
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21.04.2012
* Christian IX & X : marques inconnues ?
11:17 Écrit par ra51 - dans Plumes remarquables | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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18.04.2012
* Journée internationale du Calamophile ...
21:35 Écrit par ra51 - dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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17.04.2012
* L.N.E.R - London North & Eastern Railway ...
Bonjour à toutes et à tous. Ci-dessous, ma collection de plumes L.N.E.R. Toujours partant pour de nouvelles acquisitons, bien entendu !
Jean-Michel HEROUART yggdrart@club-internet.fr
(cliquer sur les images pour agrandir)
11:57 Écrit par ra51 - dans Plumes Chemins de Fer | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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13.04.2012
* A vos agendas ...
Jean-Marc Blanchatte, président du club des collectionneurs du Comité d'Entreprise de la Française de Mécanique, organise une exposition sur les objets d'écriture.
Pour l'occasion, il présentera toute sa collection personnelle.
Rendez-vous nombreux au centre culturel de l'usine Française de Mécanique du 16 au 27 avril 2012 à DOUVRIN (62138), France, zone industrielle Flandre-Artois. Tous renseignements complémentaires auprès de l'intéressé à l'adresse suivante :
07:04 Écrit par ra51 - dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |
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06.04.2012
* Marvellous ...
18:24 Écrit par ra51 - dans Demande de renseignements | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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02.04.2012
* Exposition d'oeuvres calligraphiées ...
Cette année, la bibliothèque de Tournai a choisi de mettre en évidence ce thème éternel qu'est l'homme et la femme.
Qu'ils soient parents, époux, amis, frères, soeurs ou qu'ils soient amants, l'homme et la femme représentent une source inépuisable pour les écrivains, les poètes, les chansonniers, les peintres ... Exposition sous l'impulsion de la bibliothèque de Tournai et en collaboration avec les calligraphes de Plumes & Calames.
Dévernissage le 5 mai de 10h30 à 12h30.
Bibliothèque de la Ville de Tournai
Boulevard des Frères Rimbaut, 2
7500 Tournai
069 25 30 90
07:38 Écrit par ra51 - dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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29.03.2012
* La Samaritaine (3)...
Autres documents pour ce dossier, voici quelques extraits d'un Catalogue de 18 pages, Rayon Papeterie, daté de 1908. (format 15,4 x 24 cm).
On y découvre une grande variété d'encriers, mouilleurs, garnitures de bureau, porte-mines, porte-crayons, coupe-papiers, essuie-plumes, papier divers, cahiers, porteplumes, stylographes, gommes, crayons (Conté & Hardmuth), craies, porte-craies, ardoises, compas, cartables, plumiers, buvards et bien entendu des plumes : de Baignol & Farjon et Blanzy-Poure, ainsi que celles gravées au nom du magasin. Comme le signalait Pierre, la série de ronde comportait bien les numéros de 1 à 6.
Robert
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26.03.2012
* La Samaritaine (2)...
Pour compléter le dossier Samaritaine, voici une plume de ronde marquée SAMARITAINE N° 1 (couleur gris acier) ; c' est la seule que je possède, mais je pense qu' il devait y avoir la série complète.

Pierre
14:20 Écrit par ra51 - dans Plumes et Commerce | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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23.03.2012
* La Samaritaine ...
Il y a plus de dix ans, j’avais visité avec mon épouse le grand magasin de La Samaritaine : un très beau bâtiment de style art nouveau ; mais en revenant l’année dernière j’ai trouvé, hélas, le magasin fermé.
J’appris par des amis que La Samaritaine avait été rachetée en 2001 par le groupe LVMH, la même société qui, précédemment, avait aussi acquis le Bon Marché. Le 15 juin 2001, officiellement pour cause de mise en conformité du bâtiment aux normes modernes de sécurité mais aussi pour des raisons de restructuration, le magasin fut fermé pour une longue période, et définitivement, en juin 2005. L’œuvre d' Ernest Cognac et de son épouse, s’acheva donc après plus d'un siècle, à cause des intérêts commerciaux des gros groupes financiers.
Carneade ! « chi era costui ? »
Ernest Cognacq, naquit à l'Île de Ré (La Rochelle) en 1839. Très jeune il devint commis de magasin de nouveautés à La Rochelle, Rochefort et Bordeaux, avant de partir tenter fortune à Paris, où, à l'âge de 15 ans, il fut employé au magasin du Louvre. Il repartit ensuite en province mais revint à Paris en 1856, et se fit embaucher à La Nouvelle Héloïse, où il rencontra sa future épouse, Marie-Louise Jaÿ, première vendeuse du rayon costumes « Au Bon Marché ».
Apres s’être mis à son propre compte en 1867 en fondant le magasin « Au petit Bénéfice » dans la rue de Turbigo, il fut contraint de le fermer faute de bonnes affaires. Sans perdre courage, il s'installa alors comme camelot dans la corbeille de la seconde arche du Pont-Neuf, à l'emplacement de l'ancienne pompe de la Samaritaine (*).
À l'abri d'un parapluie, il vendait des tissus sur des caisses recouvertes d'andrinople rouge, gagnant le surnom du «Napoléon du déballage ».
En 1869 avec ses épargnes, il fonda son magasin où il vendait des vêtements. Peu après, Ernest Cognacq et son épouse décidèrent d'agrandir l’établissement, qui, en pleine prospérité, donnera naissance en 1900 aux Grands Magasins de La Samaritaine, nom choisi en souvenir de l'emplacement de son humble travail de camelot.
S'inspirant des méthodes commerciales d'Aristide Boucicaut du Bon Marché, Ernest Cognacq organisera son magasin en rayons gérés par de véritables petits patrons responsables et autonomes.
Par acquisitions successives des bâtiments proches de sa boutique, il agrandira régulièrement son magasin, en renouvelant même la structure. Entre 1903 et 1907 l'architecte Frantz Jourdain appliquera les principes de l'Art nouveau, et les divers agrandissements aboutiront en 1933 au grand magasin de dix étages et 48.000 m2, réalisé dans un style typique Art déco par l'architecte Henri Sauvage.
Le magasin no 2 dans sa totalité, ainsi que les façades et toitures du magasin no 3, sont aujourd'hui inscrits au titre des monuments historiques, depuis un arrêté du 25 juillet 1990.
Suite aux décès de Marie-Louise Jaÿ en 1925 et d'Ernest Cognac en 1928, l’activité de l'entreprise diminua au fil des ans et dans les années ‘90, la surface du magasin fut considérablement réduite.
Apres sa fermeture en 2005, l'ancien grand bâtiment du magasin qui domine la Seine, accueillira, peut être en 2013, un palace, des commerces, des bureaux, des logements sociaux et une crèche.
(*) Pompe de la Samaritaine, 1742
La Samaritaine était le nom d'une pompe à eau située sur le pont Neuf dont l'existence remontait à Henri IV qui en demanda les plans au Flamand Jean Lintlaër. Ce fut la première machine élévatrice d'eau construite dans Paris. Elle fut reconstruite par Robert de Cotte entre 1712 et 1719, puis rénovée par Soufflot et Gabriel. Cette pompe était décorée d'une représentation de l’épisode évoquant la rencontre entre Jésus et la Samaritaine au Puits de Jacob (relaté dans l’Évangile selon Jean) sculptée par Bernard et René Frémin (1672-1744). Le tout était surmonté d'une horloge munie d'un jacquemart, puis plus tard d'un carillon.
Concernant les objets liés à la calamophilie, je ne connais que la plume Sergent-Major, gravée Samara, et les boîtes de plumes correspondantes, en conditionnement de 36 et 100 plumes.
Rodolfo.
08:40 Écrit par ra51 - dans Plumes et Commerce | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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21.03.2012
* Parenthèse canine ...
Bonjour à toutes et à tous,
Petite parenthèse qui nous change des lots de plumes et parle plutôt de boule de poils ! Mon nouveau petit copain, s'est inscrit sur un concours de photos, et demande votre soutien en votant pour lui. Comme on n'est jamais aussi bien servi que par soi-même, je profite de ce blog pour demander votre aide.
Votez nombreux et merci pour lui !
http://www.petstarter.be/comp/fr/index.php?id=2&photo...
Amicalement,
Robert
14:23 Écrit par ra51 - dans Humour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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18.03.2012
* Félix Potin (3) ...
06:24 Écrit par ra51 - dans Plumes et Commerce | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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16.03.2012
* Au Bon Marché (4) ...
20:24 Écrit par ra51 - dans Plumes et Commerce | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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15.03.2012
* Au Bon Marché (3) ...
08:16 Écrit par ra51 - dans Plumes et Commerce | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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13.03.2012
* Au Bon Marché (2) ...
15:34 Écrit par ra51 - dans Plumes et Commerce | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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08.03.2012
* Au Bon Marché ...
Émile Zola écrivait dans le roman « Au Bonheur des Dames » à propos du Bon Marché de Paris : « Une cathédrale de commerce pour un peuple de clients.»
"Au Bon Marché" est inauguré en 1838 par les frères Videau : douze employés et quatre rayons de mercerie généraliste. Ensuite les frères Videau s'associent en 1852 avec 
Aristide et Marguerite Boucicaut qui, avec de nouvelles conceptions du marché, se lancent dans la transformation du magasin, développant le nouveau concept de grand magasin spacieux et profond, avec un vaste assortiment, des prix fixés à faible marge et indiqués sur une étiquette.
Mais les grands principes révolutionnaires pour l’époque sont :
- Donner au public la possibilité d’entrer dans le magasin pour regarder sans être obligé d'acheter ;
-Les clients doivent être satisfaits ou remboursés ;
-La marchandise doit être exposée entièrement dans l’espace de vente.
Ce type de magasin ne vend donc plus simplement des marchandises mais le désir d'acheter lui-même.
En 1863, les fréres Videau, effrayés par les idées commerciales du couple, vendent à Boucicaut leur parts sociales.
Pour attirer sa clientèle féminine, Boucicaut crée également les premières toilettes pour femmes, un salon de lecture pour leurs maris le temps qu'elles fassent leurs emplettes.
Il développe la publicité (affiches, calendriers, réclames, agendas annonçant des évènements quotidiens, etc.).
Après les épouses, il cible les mères de famille en distribuant des boissons, des ballons rouges ou des séries d'images pédagogiques, chromos, découpis, cartes-sytème, pour leurs enfants, organisant aussi des promenades à dos d'âne.
En 1869, grâce à leur succès commercial, les Boucicaut se lancent dans l'agrandissement du magasin. L'architecte Louis-Charles Boileau, succédant à Alexandre Laplanche, fait appel à l'ingénieur Armand Moisant pour la construction de la structure du bâtiment (1870-1887); Gustave Eiffel, qui est couramment considéré comme étant le constructeur de Bon Marché, n'interviendra qu'en 1879 pour réaliser un agrandissement qualifié de peu considérable. Le Bon Marché passe d'un chiffre d’affaires de 500.000 francs, d'une
surface de 300 m2 et de 12 employés en 1852 à 72 millions de francs, à une surface de 50.000 m2et 1.788 employés en 1877. Cette expansion marque l'apparition d'une nouvelle classe sociale, les employés, classe moyenne qui constituera la future clientèle des grands magasins.
Au début du XXe siècle "Au Bon Marché" poste dans le monde entier plus de 6 millions de catalogues de mode (accompagnés d'échantillons de tissus découpés par 150 jeunes femmes uniquement dédiées à ce travail), parallèlement au développement du service de livraison à domicile et de la vente par correspondance franco de port.
Les bourgeoises peuvent s'échapper du logis où la société les cloître et passer plus de douze heures dans le magasin à essayer les produits, notamment des vêtements autrefois faits sur mesure mais désormais aux tailles standardisées, se faire coiffer, etc.
Certaines d'entre elles s'endettent ou deviennent cleptomanes, d'autres sont troublées à l'idée de se faire effleurer par des vendeurs qui leur enfilent gants ou chapeaux. La respectabilité du magasin étant remise en cause, Aristide Boucicaut fait engager des vendeuses qu'il fait loger dans les étages supérieurs du magasin et qui représentent la moitié du personnel dans les années 1880. En uniforme noir strict, elles sont licenciables et corvéables à merci mais peuvent bénéficier de la promotion interne. Avec une gestion paternaliste inspirée par le socialisme chrétien de Lamennais, Aristide Boucicaut crée notamment pour ses salariés une caisse de prévoyance sociale et une caisse de retraite, un réfectoire gratuit, un jour de congé payé hebdomadaire.
Une salle de mille places est installée au sommet de l'immeuble pour accueillir des soirées.
En 1910, à l'initiative de Mme Boucicaut, afin de loger ses clients à proximité, l'hôtel Lutetia, qui reste le seul palace de la rive gauche, est érigé.
Le développement du chemin de fer et des expositions universelles attirent à Paris les femmes de province et Mme Boucicaut cherche désormais à toucher une clientèle ouvrière par des prix toujours plus bas.
En 1911-1913, à l'angle de la Rue de Sèvres et de la rue du Bac, un nouveau bâtiment du Bon Marché, abritant jusqu'en 2012 La Grande Épicerie, est construit par les Ateliers Moisant-Lauren-Savey, successeurs d'Armand Moisant.
Le groupe LVMH de Bernard Arnault rachète le Bon Marché en 1984 pour en faire le grand magasin du luxe de la rive gauche. Au premier semestre 2012, des travaux débutent pour un agrandissement de la surface de vente.
*****
Comme pour Félix POTIN, le calamophile n'a pas un large éventail d'objets d'écriture à se mettre sous la dent. En voici toutefois quelques exemples. Si vous en avez d'autres, vous savez ce qu'il vous reste à faire.
Rodolfo.
23:16 Écrit par ra51 - dans Plumes et Commerce | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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07.03.2012
* Un air de famille ...
J'ai lu avec beaucoup d'intérêt le post de Daniel sur le présentoir Sauvage & Cie. Je n'ai malheureusement pas de plumes Sauvage ''SDF" à proposer, mais une de ses petites soeurs, récupérée sur une épave de présentoir Lebeau y trouvera peut-être un bon accueil virtuel.

Rodolfo
09:26 Écrit par ra51 - dans Plumes remarquables | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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06.03.2012
* Présentoir Guillaume Sauvage héberge plumes du même nom ...
DU VRAI !
Le 22 février nous évoquions le problème des faux présentoirs circulant sur le net et ailleurs. De quoi raviver notre méfiance vis à vis de ce genre d'article, et, bien entendu, analyser les différents détails de l'objet avant de se décider. La preuve aussi qu'il est encore possible de trouver de belles choses en ce 21 ème siècle, en découvrant l'en tête de ce superbe présentoir du fabricant Sauvage & Cie de Boulogne-sur-Mer (1850-1856), précurseur des Lebeau et Baignol & Farjon, acquis cette semaine.
Une chemise toilée portant les traces du temps, trois volets répertoriant la production, chaque modèle de plume étant imprimé avec son n°, à l'exception de la première page consacrée aux ..."nouveautés" de l'époque, les ficelles coupées afin d'extraire les plumes mais .... hélas, aucune plume.
Comme Pierre pour sa boîte de plumes Elan, j'offre l'hospitalité aux 191 plumes répertoriées et réserve la primeur des photos de ces trois volets du présentoir au CCOE * 
qui se fera un plaisir, je n'en doute pas, de partager la beauté de l'objet avec ses nombreux membres ... en règle de cotisation, bien sûr !
Tout renseignement complémentaire sur ce fabricant est le bienvenu !
Daniel
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* Club des Collectionneurs d'Objets d'Ecriture :
http://calamophilie.skynetblogs.be/archive/2011/12/28/le-...
17:58 Écrit par ra51 - dans Plumes remarquables | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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* Le compas dans l'oeil ...
J'achète souvent des lots sur les sites d'enchères, parfois pour une plume ou deux mais quand le lot arrive il peut réserver de jolies surprises. Dernièrement une plume que je ne connais pas est sortie du tri. Une plume Joseph Gilott avec un compas et ... une vis, un oeil ?
Peut-être que l'un de nos amis collectionneurs aura le nom de la plume sur un présentoir, un catalogue ou une boîte pour découvrir sa symbolique.
(cliquez sur l'image pour agrandir)
Thomas
06:59 Écrit par ra51 - dans Plumes remarquables | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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05.03.2012
* Encriers de pupitre d'écolier ...
Bonjour,
tout d'abord bravo pour votre site, très documenté, d'une grande richesse. Je m'intéresse aux encriers de pupitres d'école, dont je possède quelques exemplaires. Je suis surpris de ne pas trouver de sites consacrés à leur sujet, ni de collectionneurs.

Je découvre petit à petit le nombre important de modèles différents, et aussi de fabricants. Avez-vous des renseignements sur ce sujet, qui me permettraient de répertorier les différents modèles et fabricants ? Merci pour votre aide.
Bien cordialement,
Jean-Pierre Blaise
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ndlr : sur le site http://baboum-collections.e-monsite.com/pages/objets-d-ec..., vous trouverez un chapitre consacré aux encriers de pupitre. D'autre part, je vous suggère vivement d'adhérer au Club des Collectionneurs d'Objet d'Ecriture. Vous aurez ainsi l'opportunité de contacter les membres (liste transmise à chaque adhérent et mise régulièrement à jour) qui se sont spécialisés dans les encriers. Parmi eux, quelques ''grosses pointures" !
Renseignements auprès du trésorier : Jean-Marc Blanchatte jean-marc.blanchatte@laposte.fr.
Voir aussi http://calamophilie.skynetblogs.be/archive/2011/12/28/le-...
Cordialement,
RA
09:39 Écrit par ra51 - dans Encriers de pupitre d'école | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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29.02.2012
* Washington Médaillon Pen ... Oui, mais laquelle ?
Le classement réserve parfois des surprises. Ainsi, avec la WASHINGTON MEDAILLON PEN, jolie plume portrait mais qui n'est pas des plus rares.
En y regardant de plus près, on s'aperçoit qu'il existe deux modèles différents :
(cliquez sur l'image pour agrandir)
Différences au niveau du texte :
- sur l'une, la troisième ligne est gravée PATD APL 15 1856 ; sur l'autre, COMPANY.
- la deuxième ligne est gravée en lettres à arrêt (SERIF) sur l'une, en lettres bâton (SANS-SERIF) sur l'autre.
Différence de taille :
- 41,35 mm pour la plus petite, 43,10 mm pour la plus grande.
Différence de l'estampage :
- médaillon arrondi sur l'une, médaillon allongé sur l'autre ;
- front fuyant pour l'une, front plus bombé pour l'autre.
Il s'agit donc bien de deux plumes distinctes.
14:53 Écrit par ra51 - dans Plumes remarquables | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |
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