30/01/2010

* Du calame à la plume métallique

Le calame

Du grec (καλαμος) calamos, c'est un roseau taillé en pointe utilisé soit à sec sur des tablettes d'argile (écriture cunéiforme), soit trempé dans une encre et utilisé sur parchemin, papyrus, papier ou sur tout autre support.  Il est encore employé de nos jours pour la calligraphie arabe.

Calame 1

Taillé dans la partie supérieure d'un roseau, le calame doit d’abord être séché à température constante.  Il durcit en perdant son eau. Il est ensuite taillé, coupé en biseau. L'extrémité ainsi obtenue est ensuite ajustée en fonction de la largeur de bec souhaitée. Enfin , le bec est fendu sur quelques centimètres puis coupé en biseau pour obtenir l’angle d'écriture désiré. Le bec s’usant au contact du support d’écriture est retaillé régulièrement.  

Notons que le bambou peut remplacer le roseau pour la confection de calames.

La plume d’oie 

 On nomme rémiges les plumes utilisées pour être façonnées pour l’écriture.  A raison de cinq par aile, le ‘’rendement ‘’ n’est donc que de dix plumes par volatile. rémige ok

On ne parle généralement que de la plume d’oie, mais les plumes de corbeau, de coq de bruyère de canard , de vautour et d'aigle furent également utilisées.


En Occident, entre le  6° et le 9° siècle, le calame est progressivement remplacé par la plume qui permet d’écrire en traits plus fins sur le support ; grâce à sa souplesse, on peut  réaliser plus facilement les pleins et déliés.

 La tige de la plume est recouverte d’une graisse qui empêche l’encre d’y adhérer. On élimine cette graisse des extrémités en les plongeant dans le sable chaud ou la cendre. Elles sont ensuite grattées à la  lame puis laissées à vieillir pendant environ un an. Leur taille, qui se fait à l’aide d’un taille-plume demande une habileté et une technique particulières. 

taille plume

Du plus simple au plus raffiné, ces objets sont également très recherchés par les collectionneurs.  La plume d'oiseau est déjà connue des romains qui toutefois lui préfèrent le calame.  Elle ne s’imposera qu'à partir du  5° siècle de notre ère et dominera tout le Moyen Âge et la période classique. Elle disparaît pratiquement à la fin du 19°.

 La plume métallique

La plume métallique est connue depuis l’Antiquité.  

 De cuivre en Egypte, de bronze à Rome, d’or et d’argent au Moyen-Age, il s’agit toutefois de tentatives  artisanales et ponctuelles, inspirées en majorité par la plume d’oie dans ses formes ; plume qui hélas, ne permettait que la réalisation de travaux de médiocre qualité …

 Il fallut attendre l’apparition d’aciers à la fois souples et résistants, pour que la plume métallique détrône la plume d’oie.

 

Birmingham


Dès 1820, La ville de Birmingham fait figure de pionnière et ses plumes s’exportent dans le monde entier. La fabrication s'étendra ensuite  en Europe, en France d'abord, à Boulogne-sur-Mer,  puis en Allemagne, Italie, Belgique , dans les pays de l'Est et enfin aux Etats-Unis.

12:05 Écrit par ra51 - dans Historique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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