02/05/2013

* L'avenir de la Sergent-Major ...

Dans un article publié en septembre 1965 au sein des pages du numéro 6 du ''Collectionneur Français'', le rédacteur s'inquiétait de l'avenir de la plume métallique et, un rien visionnaire, entrevoyait par le biais de la collection une nouvelle vie pour ces petits objets métalliques. S’il surfe sur la toile aujourd’hui et se pose sur la baie, il doit en rester baba !

(cliquez sur les images pour agrandir)

Avenir sm1.jpg

Avenir sm2.jpg

Avenir sm3.jpg

Communication de Daniel Mine (Adh CCOE n° 582)

07:40 Écrit par ra51 - dans Historique, Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12/04/2013

* Leonardt, Catwinkel, et Sommerville ?

Parmi les annonces publiées dans '' THE LONDON GAZETTE'' du 31 octobre 1865, on peut lire que le partenariat entre les firmes Dietrich LEONARDT, Wilhelm CATWINKEL et Alfred SOMMERVILLE a pris fin et a été dissout le 31 décembre de l'année 1864, dont acte signé du 12 janvier 1865.

Catwinkel doc 1.jpg

Catwinkel doc 2.jpg

Maigre information qui a toutefois le mérite de nous faire connaître l'existence de ce partenariat ''tripartite'', le partenariat entre Leonardt et Catwinkel à Cologne (royaume de Prusse) et la présence de Catwinkel en Angleterre avant 1867.

15:44 Écrit par ra51 - dans Historique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

28/11/2010

* L'affaire Delpierre ...

C’est en février 1880 que la société Alfred DELPIERRE & Cie est créée, pour une durée de 25 ans, échéance qu’elle n’atteindra jamais, puisqu’en juin 1885, en raison de difficultés financières, A. Delpierre cède son entreprise à ce qui allait devenir La Cie Française de Boulogne sur Mer (lire à ce sujet ‘’La vie chaotique de la Cie Française – Une histoire d’hommes’’ page 4 et suivantes de l’ouvrage ‘’Les Plumes en Ordre de Batailles’’ par J.-P. Bellot, J. Fleuret & B. Robert, Ed. Au fil de la plume, CCOE, mai 2004.) 

Dans l’ouvrage consacré aux manufactures de plumes métalliques d’écriture en Belgique, (cf. ‘’L’Epopée de la plume métallique en Belgique’’, pages 10 & 11, R. Alexis & D. Mine, juillet 2010) nous signalions la présence d’A. Delpierre à Tournai, en 1904, et son rôle dans l’aide à la mise sur pied de la première manufacture belge, la Cie Belge de Tournai, rôle consistant principalement à conseiller la direction de la Cie dans le choix des machines outils, par le biais de la firme italienne Pastori à Milan.

Ce que nous avions intitulé ‘’l’affaire Delpierre’’ connait un nouveau rebondissement. Tout récemment nous avons mis la main sur une plume de type Sergent Major portant les inscriptions suivantes : SERGENT MAJOR / A. DELPIERRE / BIENNE

Bienne Sgt Major réparée.jpg

 ***

En Belgique, Bienne-lez-Happart est une section de la commune de Lobbes, dans le Hainaut, mais nous ne connaissons aucune plume de papetier issue de la région portant cette inscription.

 Il est possible que cette plume s’inscrive dans la série des plumes suisses FLURY FRERES BIENNE, FLURY BIENNE ou encore FLURY BIEL, Biel étant la graphie allemande de Bienne.

 

Flury Frères Bienne 250.jpg

Si nous sommes tentés d’écarter la possibilité que cette plume soit issue de la production de la période 1880-1885, où, pour quelle firme, sous quelle appellation et surtout, à quelle période  

Flury R4.jpg

A. DELPIERRE a-t-il à nouveau exercé ses talents ? Vos réactions sont attendues avec impatience ...

Flury Biel G.jpg

15:17 Écrit par ra51 - dans Historique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

30/01/2010

* Du calame à la plume métallique

Le calame

Du grec (καλαμος) calamos, c'est un roseau taillé en pointe utilisé soit à sec sur des tablettes d'argile (écriture cunéiforme), soit trempé dans une encre et utilisé sur parchemin, papyrus, papier ou sur tout autre support.  Il est encore employé de nos jours pour la calligraphie arabe.

Calame 1

Taillé dans la partie supérieure d'un roseau, le calame doit d’abord être séché à température constante.  Il durcit en perdant son eau. Il est ensuite taillé, coupé en biseau. L'extrémité ainsi obtenue est ensuite ajustée en fonction de la largeur de bec souhaitée. Enfin , le bec est fendu sur quelques centimètres puis coupé en biseau pour obtenir l’angle d'écriture désiré. Le bec s’usant au contact du support d’écriture est retaillé régulièrement.  

Notons que le bambou peut remplacer le roseau pour la confection de calames.

La plume d’oie 

 On nomme rémiges les plumes utilisées pour être façonnées pour l’écriture.  A raison de cinq par aile, le ‘’rendement ‘’ n’est donc que de dix plumes par volatile. rémige ok

On ne parle généralement que de la plume d’oie, mais les plumes de corbeau, de coq de bruyère de canard , de vautour et d'aigle furent également utilisées.


En Occident, entre le  6° et le 9° siècle, le calame est progressivement remplacé par la plume qui permet d’écrire en traits plus fins sur le support ; grâce à sa souplesse, on peut  réaliser plus facilement les pleins et déliés.

 La tige de la plume est recouverte d’une graisse qui empêche l’encre d’y adhérer. On élimine cette graisse des extrémités en les plongeant dans le sable chaud ou la cendre. Elles sont ensuite grattées à la  lame puis laissées à vieillir pendant environ un an. Leur taille, qui se fait à l’aide d’un taille-plume demande une habileté et une technique particulières. 

taille plume

Du plus simple au plus raffiné, ces objets sont également très recherchés par les collectionneurs.  La plume d'oiseau est déjà connue des romains qui toutefois lui préfèrent le calame.  Elle ne s’imposera qu'à partir du  5° siècle de notre ère et dominera tout le Moyen Âge et la période classique. Elle disparaît pratiquement à la fin du 19°.

 La plume métallique

La plume métallique est connue depuis l’Antiquité.  

 De cuivre en Egypte, de bronze à Rome, d’or et d’argent au Moyen-Age, il s’agit toutefois de tentatives  artisanales et ponctuelles, inspirées en majorité par la plume d’oie dans ses formes ; plume qui hélas, ne permettait que la réalisation de travaux de médiocre qualité …

 Il fallut attendre l’apparition d’aciers à la fois souples et résistants, pour que la plume métallique détrône la plume d’oie.

 

Birmingham


Dès 1820, La ville de Birmingham fait figure de pionnière et ses plumes s’exportent dans le monde entier. La fabrication s'étendra ensuite  en Europe, en France d'abord, à Boulogne-sur-Mer,  puis en Allemagne, Italie, Belgique , dans les pays de l'Est et enfin aux Etats-Unis.

12:05 Écrit par ra51 - dans Historique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |